Chantier MeuseView_premier coup de pelle

Le gros oeuvre

Le gros oeuvre

Le gros oeuvre constitue la mise en place des éléments participant à la solidité et à la stabilité d’un édifice. Ils reprennent les efforts permanents de la construction et les efforts temporaires comme le vent, la pluie et la neige. Il comprend des phases essentielles comme le terrassement, le ferraillage et le coffrage, la maçonnerie et la pose des éléments structurels. Il intègre ou prévoit la mise en œuvre des barrières étanches avec l’extérieur et le maintien du second œuvre (isolation, châssis, façade, toiture, équipement, etc)

Avant

OUPEYE_résidence Curtius - Luc Spits Architecture

Après

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Le terrassement

Après l’implantation des « chaises » par le géomètre, le terrassier évacue, déplace ou nivelle les terres et les roches du terrain afin de préparer l’assise du bâtiment. Cette phase préparée en amont par un sondage précis de la qualité du sol est vitale pour la stabilité générale du futur édifice. Le « bon sol » atteint, la pelleteuse crée ensuite les tranchées destinées aux semelles filantes (vide ventilé) et/ou aplanit l’assise du radier (cave). Pour les sols instables, l’opération nécessite d’éventuels forages. A l’issue du chantier, le terrassier intervient à nouveau pour remblayer les terres et terrasser proprement les abords.

chantière Liège - Luc Spits ArchitectureChantier Liège - Luc Spits Architecture

Dalle, ferraillage et coffrage

A l’issue du terrassement, le lit du radier est empierré de galets drainants puis couvert d’une couche sableuse nivelante. Une dernière barrière imperméable, le Visqueen, assure l’étanchéité et un bon séchage du radier.
Après fabrication du coffrage, le béton est ensuite coulé en place, armé de barres d’acier préalablement dimensionnées par un ingénieur. Un drain périmétrique est placé ou, selon le niveau de la nappe phréatique, un cuvelage étanche pourra être envisagé.

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La maçonnerie

La maçonnerie est une mise en œuvre ancestrale de l’art de bâtir. Les grandes catégories de matériaux employés sont minérales ou végétales, principalement la brique, la pierre et le bloc de béton.

On distingue ensuite les liants, comme le ciment et le plâtre, et les mortiers constitués d’un mélange de liant, d’agrégats et d’eau comme le mortier de ciment. Le béton a quant à lui évolué depuis le pisé jusqu’au béton de ciment. Il est aujourd’hui le matériau le plus répandu dans le monde.

En constante évolution, la profession plébiscite désormais les blocs de béton cellulaire, plus légers à manipuler, et la colle à maçonner, tandis que l’Asie mise déjà sur la robotisation et l’impression 3D à grande échelle.

Structure

Pour assurer la stabilité de l’édifice, l’architecte et l’ingénieur prennent en compte le sol et les efforts permanents et temporaires liés au poids propre du bâtiment, à son occupation et aux aléas naturels. Les poutres et colonnes permettent de libérer l’espace et de varier les aménagements en évitant la superposition encombrante de murs porteurs.

En construction lourde les éléments structurels en béton sont soit coulés en place lorsque l’accès à la manutention est impossible, soit livrés préfabriqués avec une éventuelle précontrainte. Selon les configurations, le recours à l’acier, plus fin et léger, est l’alternative la plus courante.

Dans le cadre d’une construction légère, c’est le bois qui assurera le rôle structurel.