Nouvelle vie pour le site de la Concorde

48 nouveaux appartements devraient voir le jour sur le site de l’ancienne Concorde rue Prince Albert à Welkenraedt

Sur les images en 3D, il est carrément méconnaissable. C’est clair : le site de La Concorde s’apprête à subir un lifting radical ! Mis en vente voici deux ans déjà et déserté depuis lors, cette propriété de caractère située en plein centre de Welkenraedt a finalement trouvé acquéreur. Et ce dernier – Éric Spits, aux côtés de son frère architecte Luc Spits – envisage d’y faire sortir de terre pas moins de 48 appartements de standing, répartis en trois blocs. « Nous travaillerons par phase.La première consistera à démolir l’ensemble des bâtiments encore présents sur ce site (NDLR : une villa, l’ancienne salle ainsi que les garages, à l’exception de la villa à rue, qui, elle, ne leur appartient pas) car ils sont vieux et présentent des problèmes de stabilité, explique l’architecte Luc Spits. Nous entamerons alors la construction un par un des trois blocs de deux fois 18 et une fois 12 appartements. »

L’élément principal de cet immense projet immobilier qui verra le jour sur un site de 3 550 m² : un parc central doté notamment d’un point d’eau en lieu et place de l’actuel terrain vague. « L’objectif est de créer un petit « cocon » dans la ville et un espace de détente pour les futurs résidents. Tous les appartements disposeront ainsi d’une terrasse ou d’un jardin tournés vers ce parc, précise Pierre-Marie Demonceau, collaborateur du bureau d’architecture visétois. Par ailleurs, nous avons souhaité donner le répondant à la villa qui sera conservée à rue, en faisant une réinterprétation contemporaine de ce bâtiment ancien, en gardant la volumétrie et l’idée des sous-bassements, de manière à ce que l’ensemble s’intègre parfaitement dans la rue. » Du nouveau logement, il y en aura ici pour tous les besoins et tous les budgets.

Le plus petit appartement une chambre offrira une superficie de 70 m² tandis que le plus spacieux, à trois chambres, s’étendra sur 110 m². « Il s’agit d’une offre qui devrait toucher toutes les tranches de la population : les plus petits seront idéaux pour les jeunes ménages tandis que les plus aisés pourront se permettre même de coupler deux unités pour créer un loft jusqu’à 200 m² », commente Luc Spits. Côté matériaux, c’est la brique gris clair et le verre qui domineront, complété par une touche de cuivre, « un matériau qui donne une vie ».

Actuellement soumis à enquête publique, le projet n’attend plus que le feu vert – à savoir, son permis d’urbanisme – pour lancer le chantier. Des travaux de taille donc, qui devraient s’étaler sur deux années complètes. Autrefois point de ralliement de toutes les activités culturelles et sportives locales, le site de La Concorde devrait donc sérieusement reprendre vie, d’ici ces prochains mois !

Un « geste architectural » en pleine ville

A l’angle des rues Reine Astrid et Saint-Jean, ce sont 15 appartements et 4 surfaces commerciales qui font l’objet d’un projet hors du commun.

Changement de quartier, quelques rues plus loin seulement. A l’angle des rues Reine Astrid et Saint-Jean, un autre projet de taille pointe le bout de son nez. L’immobilière Bois-les-Dames, alias la société Georges Collard d’Henri-Chapelle, vient en effet de déposer une demande de permis d’urbanisme à l’administration communale de Welkenraedt. Il prévoit quant à lui de faire voir le jour, à l’emplacement de l’ancien établissement Delhaye Pitz, à quinze appartements et quatre surfaces commerciales. « Ces deux projets de La Concorde et de la Rue Reine Astrid dont je suis également l’architecte ne sont pas du tout concurrents. Ils s’inscrivent tous les deux dans un concept contemporain et sont similaires dans les matériaux, mais très différents par leur emplacement », avance l’architecte visétois Luc Spits. Sa réalisation, tant par sa taille (13,66m sous corniche) que par son originalité, promet de modifier radicalement le visage de cette rue commerçante. « Ce qui prime, ici, c’est vraiment le geste architectural, confie-t’il. Il s’agit de recréer l’architecture d’angle qui caractérise déjà les lieux. Sans aucune prétention de notre part, on propose ici quelque chose de « remarquable » et de tout à fait particulier car nous avons le souhait d’apprendre aux gens qu’il y a autre chose que le classique. »

Banque et agence immobilière?

Massif et interpellant donc, mais aérien et lumineux, avec, une nouvelle fois, l’utilisation importante du verre et de la brique claire, « pour apporter de la lumière dans la rue », « Si du côté de la rue Reine Astrid, nous avons surélevé d’un étage le bâtiment, il reste aligné aux autres constructions déjà existantes. Par ailleurs, du côté de la rue Saint Jean, nous avons opté pour de grandes vitrines de manière à ce que l’angle soit attirant en direction de cette rue un peu morte », précise Pierre-Marie Demonceau, du bureau Luc Spits. Au total, quatre surfaces commerciales, de 76 à 176m², sont donc prévues. Mais les cellules pourraient également fusionner en fonction des demandes. « Une banque ainsi qu’une agence immobilière se sont déjà montrées intéressées », précise Luc Spits. Côté logements, ce sont donc 15 appartements qui sont prévus dans ce projet, avec parkings souterrains, remise et terrasse. « Pratiquement tous différents ». D’une à quatre chambres, ils s’espaceront cette fois entre 85 et 139m² sur quatre niveaux. « Le phénomène d’appartements est lancé. Et la ville de Welkenraedt va inévitablement monter en hauteur, car c’est l’unique moyen à la fois de conserver les zones vertes mais aussi de réaliser des économies d’échelles », explique l’architecte pour qui, la priorité, est d’éviter les erreurs du passé.

Ici aussi, une enquête publique se tiendra jusqu’au 26 avril prochain. En cas d’obtention du permis, les travaux, qui passeront d’abord par une démolition intégrale des lieux, sont quant à eux programmés pour une période de 16 mois.
Article: L’avenir – Olivia Moonen – 21.04.2010